Le retour clinquant du mobilier laqué

Rendue ringarde par les styles de décoration empreints de nature, la laque n’avait plus vraiment la cote dans nos intérieurs.

Elle fait son grand retour cette année, dans un style ultra-contemporain et coloré.

Si les tendances déco du moment s’attellent surtout à mettre en avant des styles authentiques, naturels et épurés, c’était sans compter sur le grand retour du mobilier laqué !

Clinquant, old school et moderne, il réaffirme son caractère brillant dans nos intérieurs. Disparu des radars déco depuis de nombreuses années maintenant, il revient plus contemporain et design que jamais.

De quoi apporter un peu de fantaisie à notre home sweet home…

Résistance et durabilité

L’emploi de la laque en décoration n’est pas nouveau ! Elle est en effet utilisée depuis des millénaires en Chine et au Japon car elle permet de concevoir du mobilier particulièrement résistant et solide. Autrefois, cette résine servait alors à sublimer les bois, mais aussi les poteries, pour un rendu très raffiné. Ainsi, vaporisée en plusieurs couches sur un meuble en bois, elle solidifie le revêtement et prolonge la durée de vie des meubles. C’est également une finition réputée pour être facile à entretenir. Et pour cause, un simple chiffon microfibre suffit pour nettoyer des meubles laqués.

Effet miroir

En parallèle de sa robustesse, la laque est appréciée pour son esthétisme. En effet, cette finition permet de créer un effet miroir et d’apporter de la lumière à n’importe quelle pièce de la maison.

Elle est donc parfaite pour égayer des recoins sombres, comme un espace bureau, une bibliothèque ou une entrée.

Elle l’est d’autant plus si elle est associée à des couleurs vives et de caractère comme le rouge, le bordeaux, le noir ou le bleu. Mariée avec du blanc, la laque donnera en outre un air chic et élégant au mobilier et aux accessoires.

Sa capacité à refléter la lumière aidera également à agrandir visuellement les espaces.

Sur le mobilier, comme une table par exemple, elle permettra encore de donner de la profondeur à une cuisine ou une salle à manger.

La laque version 2022

Longtemps associée à un style art déco et à des matériaux tels que le verre ou le bronze, la laque revient aujourd’hui plus design que jamais. Se débarrassant de son image quelque peu ringarde, elle séduit les designers actuels et les amateurs de décoration audacieuse.

En version glossy ou patinée, elle accompagne les meubles en bois évidemment, mais aussi les objets et accessoires en métal ou en acier.

On la retrouve également pour la première fois sur les luminaires et notamment les lampes de table.

De l’entrée au salon, en passant par la chambre et même la cuisine, la laque prend un malin plaisir à se glisser un peu partout dans la maison.

Pleine de singularité, elle sait se démarquer en s’appropriant des associations colorées pleines de peps : jaune, orange, vert et rouge lui apportent un côté pop qui rappellera sans doute le design des années 70.

Elle peut encore s’afficher bardée de formes géométriques, déstructurées et architecturales.

Vous l’aurez compris, la laque version 2022 impose un style qui n’a pas froid aux yeux !

Le plafond se mue en cinquième mur

Longtemps oublié ces dernières décennies, le plafond redore aujourd’hui son blason et se pare à nouveau d’ornements, fresques, peintures et moulures en tout genre.

Une tendance déco qui propulse nos intérieurs dans une autre dimension.

On vous glisse quelques idées pour l’habiller. Bien souvent délaissé au profit du sol et des murs, le plafond retrouve son rôle de protagoniste majeur des atmosphères de nos pièces à vivre.

Voici comment vous pouvez le personnaliser pour apporter la touche finale à votre décoration.

Le retour de l’art pictural

Autrefois richement décorés, nos plafonds se sont petit à petit transformés en toiles vierges afin d’apporter un maximum de luminosité à nos pièces à vivre et d’agrandir visuellement l’espace.

Si cette évolution a certes ses avantages, elle a fait perdre à nos logements une partie de leur cachet et de leur originalité.

Sans pour autant transformer votre salon ou votre chambre à coucher en réplique de la chapelle Sixtine, vous pouvez par exemple peindre une fresque végétale le long des angles ou des motifs géométriques autour de vos lustres et luminaires.

Afin d’apporter une touche de couleur tout en restant dans la sobriété, il est également possible de peindre l’ensemble de votre plafond dans une teinte unie.

Préférez toutefois les nuances claires et lumineuses afin de ne pas assombrir votre intérieur, et n’hésitez pas à jouer sur les effets d’optique en délimitant l’espace avec le tracé.

Dans une chambre d’enfant, où davantage de fantaisie est possible, un ciel bleu étoilé ou parsemé de nuages évanescents apportera une dimension onirique.

Autre possibilité : poser un papier peint en trompe-l’œil.

Les moulures, la touche chic

Si vous avez la chance d’habiter dans un vieil immeuble haussmannien, il y a fort à parier que votre plafond soit orné d’une corniche, d’une rosace ou d’autres moulures typiques de cette époque.

Mettez en avant ce bel héritage architectural en les faisant restaurer par un artisan ou en leur appliquant tout simplement un coup de pinceau (blanc ou coloré) pour leur rendre leur splendeur d’antan.

À défaut, vous pourrez aisément faire poser des plaques de plâtres afin de créer du relief ou faire réaliser des moulures en stuc sur mesure par un professionnel.

Enfin, vous trouverez des dalles, rosaces et moulures en polystyrène à petit prix dans n’importe quelle grande enseigne de bricolage, très faciles à installer et qui feront parfaitement illusion sur votre plafond.

Les boiseries apparentes

Chaleureux et authentique, le bois apporte une atmosphère conviviale à nos pièces à vivre.

Pour créer une ambiance rustique un brin rétro, on met donc en valeur la charpente et les anciennes poutres, quitte à casser le faux plafond qui les recouvre parfois – ce qui vous fera également gagner quelques centimètres de hauteur.

Pour donner une impression de cocon réconfortant, des lambris au plafond seront du plus bel effet.

Mais si vous préférez les intérieurs contemporains minimalistes, misez plutôt sur des tasseaux.

Des suspensions créatives

Vos luminaires de plafond et éclairages encastrés peuvent aussi se hisser au rang d’œuvres d’art, en prenant des formes abstraites et des volumes XXL qui attireront inexorablement le regard.

Enfin, la grande tendance des murs végétalisés gagne également le plafond, afin de nous plonger dans une verdure vivifiante et apaisante.

Le bois, un mode de chauffage d’avenir

Alors que le fioul est désormais une énergie non grata et que les tarifs de l’électricité flambent, le bois tire largement son épingle du jeu comme mode de chauffage économique et performant. Et si vous l’adoptiez vous aussi ?

Qu’il se présente sous forme de bûches naturelles, densifiées ou reconstituées, de plaquettes ou encore de granulés, le bois a plus que jamais la cote !

La France est d’ailleurs le premier pays européen utilisateur de bois énergie, essentiellement grâce au chauffage domestique.

Fortement encouragés par l’État et plébiscités par les ménages, poêles et chaudières modernes au bois se vendent ainsi comme des petits pains ces dernières années. Reste à choisir l’équipement le plus adapté à vos besoins.

Sous le feu des projecteurs

La situation du chauffage au bois domestique est assez paradoxale.

En effet, il était responsable de 43 % des émissions nationales de particules fines appelées PM 2,5, ainsi que de plus de la moitié des très fines émissions en PM 1,0 en 2018 d’après les chiffres du gouvernement. Or, ces particules seraient responsables de 40 000 décès par an en France selon Santé publique France.

Pourtant, l’État ne cesse d’encourager les foyers à adopter ce combustible !

Et pour cause, il s’agit d’une énergie renouvelable, neutre en carbone et de surcroît abordable.

Si les équipements les plus vétustes et vieilles cheminées à foyer ouvert sont peu efficaces, polluants et même dangereux pour notre santé, les appareils actuels ont ainsi gagné en performance et en sécurité, et ce, dans le respect de l’environnement.

Dès lors, les autorités poursuivent un double objectif : renouveler mais aussi étendre le parc de chauffage domestique au bois.

Outre le remplacement des vieux poêles et cheminées, l’ambition est en effet d’atteindre « les 9,5 millions de logements chauffés au bois d’ici 2023, puis 10,2 à 11,3 millions en 2028, à consommation de bois constante », comme le souligne l’Agence de la transition écologique (Ademe).

Cheminée, poêle ou chaudière ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Français sont réceptifs aux appels du pied du gouvernement ! En 2021, quelque 422 930 appareils de chauffage domestique au bois ont en effet été vendus, d’après le suivi réalisé par l’Observatoire national des énergies renouvelables. Face à un choix pléthorique, certains repères sont alors bien utiles.

Si vous avez déjà une cheminée mais qu’elle a un foyer ouvert, la solution la plus économique est d’y ajouter un insert pour optimiser ses performances. L’alternative consiste sinon à changer d’équipement de chauffage.

Vous pouvez alors jeter votre dévolu sur un foyer fermé moderne et efficace ou opter pour un poêle à bûches, à granulés (pellets) ou à accumulation (plus efficace mais plus coûteux).

Design, peu encombrant et, en général, moins cher qu’une cheminée, cet appareil offre un rendement qui varie entre 70 et 90 % selon les modèles.

En revanche, si vous souhaitez une autonomie confortable, oubliez les bûches qui ne durent que quelques heures. Dans tous les cas, sachez que vous pouvez également recourir à un système de gaines reliées au poêle pour distribuer la chaleur dans les pièces éloignées.

Dans une grande maison, il peut toutefois être plus judicieux de se tourner vers une chaudière à bois dans le cadre d’un chauffage central qui pourra aussi produire de l’eau chaude.

L’investissement est évidemment bien plus important mais vous pourrez alimenter tous les radiateurs de la maison et réaliser ainsi de précieuses économies d’énergie – et donc de factures – sur le long terme.

Focus : Quel coût ?

Si l’on trouve des inserts de cheminée et des poêles à bûches dès 1 000 €, les versions à granulés peuvent atteindre 6 000 €, tandis que les modèles à accumulation se monnaient entre 5 000 € et 16 000 €.

Quant aux chaudières à bois, leur prix varie du tout au tout en fonction de la technologie et du combustible utilisés (de 5 000 € à 20 000 €), les bûches restant encore et toujours les moins onéreuses mais les moins performantes. Privilégiez dans tous les cas un appareil estampillé Flamme verte 7 étoiles ou équivalent.

Ce label qualité vous garantit un haut rendement énergétique, en contrepartie de très faibles émissions polluantes. Pour faire baisser la facture, pensez enfin à solliciter les aides publiques telles que MaPrimeRénov et les certificats d’économie d’énergie attribués par les fournisseurs d’énergie.

Renseignez-vous auprès d’un conseiller France Renov au 0 808 800 700 (numéro non surtaxé) ou en ligne sur France-renov.gouv.fr.

Actualité : anticipez vos achats de bois

Entre la hausse de la demande et la crise en Ukraine, le bois est victime de risque de pénurie, comme beaucoup de matières premières.

En tête de liste, les sacs de pellets (granulés) peuvent être compliqués à trouver en plein cœur de l’hiver.

Mieux vaut donc anticiper la période froide en se fournissant avant !

La déco voit rouge

Intemporel, le rouge revient cet hiver pour réchauffer nos cœurs et surtout notre intérieur !

Carmin, bordeaux, framboise ou encore vermillon, on vous dit tout sur cette couleur de décoration qui nous passionne.

Envie d’une déco tendance qui a du caractère ? On craque pour le rouge ardent, cette couleur primaire qui reflète dans l’imaginaire collectif la passion et le peps.

Par petites touches, donnant un style british au salon, plutôt contemporain dans la cuisine ou carrément ethnique dans une chambre, ce camaïeu aux milles nuances a conquis les amateurs de déco, qui n’ont qu’un mot à la bouche : osez !

Point trop n’en faut

Si vous avez décidé de mettre du rouge dans votre vie, et plus particulièrement dans votre intérieur, foncez, mais avec parcimonie.

En effet, le rouge est une teinte chaude et affirmée, il suffit donc souvent d’un seul meuble ou de quelques objets pour réveiller la pièce concernée.

Pour ce faire, on vous conseille de choisir pour votre salon une étagère design et laquée rouge coquelicot ou une table à manger grenat, un fauteuil rubis ou encore de peindre l’un de vos murs en rouge terreux.

En cuisine, rien ne vous empêche de miser sur quelques vases rouille ou sur de la vaisselle à liserés coquelicot par exemple.

Côté chambre à coucher, en revanche, tout est affaire de points de vue.

Certains banniront le rouge à cause de l’acidité et de la dynamique qu’il apporte, cette couleur étant souvent jugée trop agressive pour un lieu dédié à la détente, tandis que d’autres afficheront sans complexe leur teinte coup de cœur sur le parquet ou la tête de lit, et pourquoi pas sur quelques coussins.

De l’entrée au salon, en passant par la chambre, vous l’aurez compris, le rouge illumine votre intérieur, mais seulement s’il est intégré par petites touches, toujours avec modération !

Des alliances pour créer des ambiances

Pour créer une atmosphère qui vous ressemble avec des touches de rouge, essayez de déterminer quel effet vous voudriez donner à la pièce.

Les plus romantiques se tourneront ainsi vers du violet mauve, associé à un bordeaux, grenat ou encore à un lie-de-vin sur des rideaux, des sofas ou des tapis, pour une décoration chic, théâtrale et raffinée.

Afin de rester dans les nuances de rouge sourd, on peut également dénicher des fauteuils en velours amarante, associés à des plaids rose foncé, ambre ou encore marron, qui donneront un effet so british assuré.

Vous préférez le vintage ? Le rouge peut également vous ramener dans les seventies ! À vous les lampes et les fauteuils de bar ronds écarlates et intenses, sans oublier les tissus aux motifs psychédéliques.

Enfin, les fans de décoration contemporaine ne seront pas en reste. En effet, si vous aussi vous adorez le côté bohème, osez les carreaux de ciment ethniques ou courez chiner un tapis imprimé wax. Ils se marieront parfaitement avec des meubles en bois ou d’autres matériaux naturels.

Et si vous affectionnez plutôt le style épuré, là encore, le rouge saura illuminer votre intérieur, du moment que vous choisissez le mobilier adéquat et le bon ton pour mettre les lieux en valeur.

Un réfrigérateur pour la cuisine ? Des chaises pour la table à manger ? Un gigantesque pot en décoration dans la chambre ?

Tout est possible, le rouge vif se mariant à la perfection avec le blanc et le bleu foncé, mais aussi avec l’acier et le gris. Voilà une déco qui va vous faire rougir de plaisir !

La bûche densifiée, avantages et inconvénients

De plus en plus utilisée par les particuliers, la bûche densifiée est une alternative au morceau de bois traditionnel et apparaît comme une solution à la fois pratique et écologique.

Zoom. Alors que les bûches traditionnelles proviennent d’arbres coupés, les bûches densifiées, ou compressées, sont fabriquées à partir des déchets de bois (sciures, copeaux) issus de plusieurs essences.

D’abord séchées, ces matières premières brutes sont soumises à une forte pression (300 bars) à l’aide d’une machine spéciale (la briqueteuse), afin d’être compactées en un seul bloc.

C’est le même principe que pour les pellets de bois, mais à une dimension plus grande puisqu’une bûche densifiée pèse autour de 2 kg.

Un produit écologique et durable

De par son processus de fabrication unique, qui permet de réutiliser intelligemment les restes et les chutes dont les industries n’ont pas besoin, la bûche densifiée se veut en adéquation avec l’esprit du développement durable.

De même, elle est entièrement fabriquée à partir de matière première naturelle, sans aucun de traitement ou ajout de produit chimique, additif ou colle.

Enfin, elle émet moins de matières polluantes et de particules fines que les bûches classiques, et leur combustion émet 5 à 10 fois moins de CO2 que les énergies fossiles comme le fioul ou le gaz.

Grâce à tous ces atouts, la bûche densifiée peut être qualifiée d’écologique !

Un pouvoir calorifique et un rendement intéressants

Si elle est plus chère que la bûche classique, la bûche densifiée a le gros avantage de posséder un rendement optimal et très intéressant sur le long terme.

Elle est en effet bien plus calorifique avec environ 5 kWh/kg, contre 3,5 kWh/kg pour une bûche traditionnelle. En fonction du fabricant, ce produit peut également avoir diverses compositions.

On différencie ainsi les bûches dites « de jour », fabriquées à partir de bois brut et qui créent des flammes vives ; et celles « de nuit », issues d’écorces et qui ont une capacité de chauffe plus modérée et plus longue (pouvant aller jusqu’à 8 heures d’affilée).

De plus, comme la bûche densifiée est sèche, son utilisation limite l’encrassement de l’appareil de chauffage, qu’il s’agisse d’un poêle, d’une cheminée à insert, d’une chaudière ou d’une cuisinière à bois.

Ce type de combustible stabilise la température dans le foyer et maintient un niveau de braise constant, permettant une flambée homogène et régulière.

Un combustible pratique et propre

Avec les bûches densifiées, on gagne aussi de la place !

En effet, ce format compact nécessite un espace de stockage moins grand que le bois classique. Mais attention, il faut l’abriter des intempéries et de l’humidité, qui a tendance à le déliter.

À titre d’exemple, avec un appareil de chauffage performant et adéquat, une seule brique peut mettre une à trois heures à se consumer.

En outre, le bois compressé est très propre car il ne génère pas de poussière. De par son processus de fabrication, il résiste également aux insectes et aux champignons.

Peu d’inconvénients

Au final, la bûche compressée présente peu d’inconvénients par rapport à ses nombreux avantages, si ce n’est son prix, plus élevé qu’un bois de chauffage traditionnel, mais qui est cependant rentabilisé grâce à un rendement plus élevé et intéressant sur le long terme.

On peut également rencontrer quelques difficultés pour l’allumage et l’entretien du feu, souvent plus difficiles qu’avec le bois brut. Pour faciliter le démarrage des flammes, il est donc conseillé de mélanger ces deux types de bois.

En outre, en raison du peu d’humidité que contiennent les bûches et de leur besoin moindre en air pour se consumer, elles auront tendance à avoir une combustion un peu trop rapide dans des poêles ou des cheminées à fort tirage.

Cette bûche brûle ainsi beaucoup plus vite au contact de l’atmosphère et nécessite une consommation plus importante. Pour éviter cela, le mieux est de s’équiper d’un appareil de chauffage avec un minimum d’entrées d’air.

Conditionnement et prix

Généralement conditionnées par pack de 5, les bûches densifiées sont aussi proposées en format palette (une palette contient environ 100 packs de 5), ou en quart de palette (constitué de 24 packs).

Côté tarifs, comptez entre 4 et 6 € le pack de 5, et environ 300 € minimum pour une palette entière.

La brique en terre crue, un matériau d’avenir

Alors que le béton est de plus en plus décrié pour son impact environnemental, un autre matériau, solide, peu onéreux et aisé à produire, semble capable de le remplacer.

Fabriquée à partir de terre compressée, la brique de terre crue pourrait être une solution durable. Décryptage.

Aujourd’hui incontournable dans le secteur de la construction, le béton est responsable de 4 à 8 % des émissions mondiales de CO2 et considéré comme le matériau le plus destructeur et le plus polluant par les associations environnementales.

Parmi les alternatives plus respectueuses de la planète qui commencent à se développer, un petit challenger pourrait changer la donne.

La brique de terre crue, facile à fabriquer, recyclable et bon marché, pourrait ainsi être l’avenir du bâtiment. On fait le point sur ses nombreux avantages.

Une matière naturelle

Ressource quasi inépuisable et disponible en très grande quantité, la terre est le composant majoritaire des briques de terre crue.
Celles-ci sont obtenues à partir de terre de chantier – autrefois souvent considérées comme un déchet – mélangée avec de la chaux, pour la stabilisation, et de l’eau, puis simplement compressée et séchée. Très simple, ce processus de fabrication est aussi peu énergivore.
Les briques sont ensuite assemblées et collées les unes aux autres par un mélange de sable, de terre et d’eau, selon la technique ancestrale du pisé.

De grandes qualités d’isolation

Grâce à sa porosité naturelle, la brique en terre crue possède une très bonne inertie thermique.
Elle est capable de stocker les surplus de calories en hiver, afin de garder la chaleur à l’intérieur des habitations.

En captant la vapeur d’eau, elle retient également l’excès d’humidité et le restitue naturellement dans la maison lorsque l’air devient plus sec, aidant ainsi à réguler l’hygrométrie.
Enfin, en été, elle conserve la fraîcheur.

De multiples utilisations

Très dures, denses et solides, les briques en terre crue peuvent être utilisées aussi bien pour les cloisons intérieures que pour ériger des murs, qu’ils soient capteurs, d’inertie thermique (afin d’accumuler la chaleur, derrière un poêle ou une cheminée par exemple) ou même porteurs. Elles peuvent également servir au remplissage des combles.
Attention toutefois, ces briques sont assez lourdes et nécessitent donc d’être posées sur une chape suffisamment robuste.

Le règne du made in France

Plusieurs entreprises locales françaises misent aujourd’hui sur la production de briques en terre crue.
Si le marché reste confidentiel, il connaît néanmoins une forte croissance, permettant ainsi de développer l’économie régionale et de valoriser des savoir-faire.

Le coût de production, un frein majeur ?

Seule ombre au tableau, la brique de terre crue coûte actuellement 20 à 25 % plus cher que le béton.
Cette différence peut toutefois être compensée sur le long terme grâce aux économies d’énergie réalisées grâce à ses qualités d’isolation.
Enfin, étant produite à partir de terre, elle n’est pas concernée par la pénurie de matériaux qui touche de plein fouet le secteur du bâtiment et fait flamber les prix de nombreuses matières premières.
Elle devrait donc rester abordable, voire devenir davantage accessible au fur et à mesure que la production se développe.
Autre bémol mineur, la brique ne bénéficie pas pour le moment d’une norme comme le béton, même si la procédure est en cours.

L’avance rénovation, un nouveau prêt pour financer vos travaux

Dans la chasse aux passoires énergétiques, l’État a sorti une nouvelle arme : le prêt avance rénovation. Ce crédit réglementé cumulable avec les autres aides publiques permet de couvrir le reste à charge de vos travaux tout en différant le remboursement jusqu’à la vente du logement.

Dans la déjà très grande famille des aides à la rénovation énergétique des logements, un nouveau venu a récemment été ajouté au catalogue : le prêt avance rénovation.

Son objectif : permettre à des ménages qui n’en ont pas forcément les moyens d’entreprendre des travaux d’ampleur sans avoir à supporter des mensualités d’emprunt onéreuses. On vous dit tout.

Empruntez maintenant, remboursez plus tard

Financer son chantier de rénovation énergétique par le biais d’un crédit spécifique, c’est depuis longtemps possible grâce à l’éco-prêt à taux zéro, dit éco-PTZ. Pourquoi alors créer un second produit concurrent ?

La réponse tient en quelques mots : le différé de remboursement. En effet, si l’éco-PTZ vous permet d’obtenir jusqu’à 50 000 € sans intérêts, il faut tout de même pouvoir assumer chaque mois les mensualités de cet emprunt.

Le nouveau prêt avance rénovation offre alors une alternative intéressante puisque le montant consenti ne devra être remboursé que lors de la vente ultérieure du bien ou de sa transmission dans le cadre d’une succession, sans qu’aucun délai maximum ne soit imposé.

Néanmoins, les établissements prêteurs ne sont pas philanthropiques pour autant ! En effet, en contrepartie de ce différé de remboursement, ce prêt est assorti d’une hypothèque sur le logement concerné.

L’État comme garant

C’est la loi Climat et résilience du 22 août 2021 qui a rendu possible la création de ce nouveau produit financier, en s’inspirant de l’ancien prêt avance mutation, mis en place il y a quelques années mais peu utilisé en raison de garanties jugées insuffisantes par les établissements de crédit. Pour éviter le même écueil, le législateur a donc cette fois mis en place plusieurs verrous de sécurité.

En plus de l’hypothèque appliquée sur l’habitation, l’État s’engage ainsi à garantir 75 % du montant du crédit, afin de pallier toute éventualité de moins-value sur le bien lors de sa vente ultérieure.

En effet, si la réalisation de gros travaux de rénovation énergétique ne peut qu’augmenter la valeur du logement, nul ne sait quel sera l’état du marché dix, quinze ou vingt ans plus tard, lorsque le ménage décidera de s’en séparer ou qu’il sera transmis dans le cadre de la succession.

Si le prix de la cession ne permet pas de rembourser entièrement le crédit, c’est donc l’État qui couvrira la différence.

Des conditions d’accès restrictives

Au vu de ses conditions, le prêt avance rénovation est sans surprise réservé à un public spécifique.

En effet, ce produit financier est destiné aux propriétaires aux revenus modestes qui occupent des passoires thermiques et qui sont souvent exclus des emprunts bancaires classiques.

C’est ainsi une nouvelle arme dans la rénovation des logements classés F ou G, grâce au financement de travaux d’isolation et de chauffage.

Côté ressources, une personne seule doit afficher un revenu fiscal de référence de moins de 19 565 € (25 714 € en Île-de-France), contre un plafond de 28 614 € pour un couple (37 739 € en Île-de-France) et 40 201 € pour un foyer de quatre personnes (52 925 € en Île-de-France). Le montant octroyé et le taux d’intérêt appliqué sont en revanche laissés au libre choix des établissements bancaires partenaires.

Sachez toutefois que le Crédit Mutuel et la Banque Postale commercialisent déjà ce prêt avance rénovation à un taux de 2 % et jusqu’à 30 000 €. Les conditions varient en fonction de l’âge de l’emprunteur et de la valeur estimée du bien.

Focus : avoir une vision à long terme

Le nouveau prêt avance rénovation est évidemment cumulable avec les autres aides aux travaux telles que MaPrimeRénov, les primes des certificats d’économie d’énergie, les subventions locales et même l’éco-prêt à taux zéro puisque l’objectif est de n’avoir rien à débourser au moment du chantier. Il n’empêche, avant de signer l’offre de la banque, pensez bien aux conséquences de votre décision !

Si vous ne payez pas maintenant, le montant de l’emprunt sera en effet prélevé plus tard. De fait, il diminuera donc d’autant la somme empochée lors de la vente, ce qui ne doit pas être oublié dans le calcul d’un nouvel achat immobilier, ou réduira votre héritage en cas de succession.

Dans la mesure de vos moyens, il est en outre bien plus judicieux de ne reporter que le remboursement du capital et de vous acquitter chaque mois du paiement des intérêts (on parle de différé partiel).

Si au contraire vous retardez les deux (différé total), ces derniers vont se cumuler au point d’alourdir considérablement le montant final à régler lors de la vente !

L’acier, la touche nineties de notre déco

Small living room and kitchen up the stairs and dawn in fashionable loft studio apartment.

Pour donner du style à notre intérieur mais aussi à notre extérieur, on mise sur l’acier, le métal indémodable par excellence. À la fois chic et brut, on croit en ce matériau dur comme fer !

« La mode est un éternel recommencement » avait déclaré Coco Chanel. C’est ainsi que, comme en haute couture, les matériaux déco vont et viennent, surfent sur les nouveautés et se renouvellent grâce aux inspirations passées.

Parmi les plus mythiques, l’acier semble traverser les époques. Véritable star des années 90, le voilà de retour pour notre plus grand bonheur au sein de nos maisons.

Pour tous les goûts

Lorsqu’on dit que l’acier a de nouveau le vent en poupe, on devrait en réalité évoquer le regain de popularité des aciers. Car il existe en effet différentes catégories de cet alliage de métal et de carbone. Froid et élégant, l’acier brut, qui est le plus sombre de tous, donne une touche arty à notre intérieur. Mais attention, il supporte difficilement l’humidité. L’acier Corten, lui, est généralement conseillé pour décorer l’extérieur de notre habitat. Grâce à sa couche de rouille protectrice, cet acier à la couleur cuivrée fait des adeptes par son originalité. Quant à l’acier larmé, il est le plus souvent utilisé sur des marches d’escalier pour donner un effet loft à un intérieur. Une fois le matériau choisi, vous pouvez encore définir quelle finition vous souhaitez y apporter : effet chromé, brossé ou encore satiné ? C’est un détail qui a son importance pour obtenir un rendu ultra-personnalisé.

Par petites touches

Les adeptes de l’acier ont de quoi se régaler ! Ainsi, ce matériau fétiche se décline au sein d’une pléthore d’accessoires de décoration, permettant de donner du style, par petites touches et sans trop en faire, à son intérieur mais aussi à son extérieur. Pensez par exemple aux lampes à poser sur un petit buffet ou une commode, mais aussi à des suspensions, qui apporteront tout de suite du style à votre pièce.

Vous pourrez également vous procurer des structures de canapé en acier pour donner du cachet au salon. Ambiance rétro assumée et assurée !
Si vous adorez le côté épuré, on vous conseille des meubles en acier de forme géométrique, tels que les cônes, les losanges ou encore les cubes.
Votre extérieur ne sera pas en reste puisqu’il existe du mobilier design en acier Corten à destination de l’outdoor. Vous pouvez notamment miser sur d’énormes pots inoxydables, des tabourets ou une pergola. En plus d’être un super matériau de décoration, cet acier est robuste et facile à entretenir.

Des matériaux qui ne font qu’un

Si vous craigniez que l’acier ne se marie pas avec votre habitat, là encore, il n’y a pas lieu de s’inquiéter ! En effet, pour obtenir un style industriel ou atelier, les architectes et les spécialistes déco préconisent d’associer l’acier à du bois, du béton ou même du verre. L’acier peut encore s’envisager à côté d’un mur de briques ou d’un parquet. Vous l’aurez compris, pour aménager un intérieur contemporain ou créer une ambiance plus chaleureuse, mettez de l’acier dans votre foyer !

Fermer sa terrasse couverte pour en profiter l’hiver

Pourquoi limiter sa terrasse à une utilisation purement estivale ? En la cloisonnant, elle peut devenir un lieu de vie agréable et confortable été comme hiver. On vous dit ce qu’il faut savoir pour vous lancer. Nombreux sont ceux et celles qui regrettent les moments estivaux de détente passés sur leur jolie terrasse.

Et si l’on pouvait en profiter toute l’année ? Véritable lien entre l’intérieur et l’extérieur, cet espace peut être fermé par un toit (elle est alors dite couverte) mais aussi par des cloisons, afin de devenir un lieu de vie supplémentaire, de façon permanente ou non. Zoom sur les différentes solutions qui existent.

Les parois vitrées, pour un maximum de lumière

Fermer sa terrasse peut entraîner une perte de lumière dans la maison. Si vous voulez éviter ce désagrément, choisissez plutôt des matières transparentes, qui ouvrent la vue sur l’extérieur. Le verre est ainsi souvent conseillé car il cloisonne, tout en conservant la luminosité extérieure. S’il est feuilleté ou trempé, il est encore plus résistant aux chocs qu’un verre ordinaire.

Ce matériau a l’avantage de protéger des intempéries, du vent et du bruit, et de capter la chaleur en hiver (en outre, certains types la filtrent pour la période estivale).

Élégant, discret et design, il s’adapte à toutes les terrasses, qu’elles soient classiques ou plus contemporaines. Enfin, si on choisit des portes vitrées pivotantes, battantes ou coulissantes, on pourra à nouveau ouvrir largement l’espace au retour des beaux jours.

Le rideau de verre, une innovation maligne

Plusieurs fabricants proposent de nos jours de fermer les terrasses au moyen d’un « rideau de verre ». Grâce à ce système innovant de vitrage sans montants verticaux, on peut fermer complètement l’extérieur (terrasse, balcon, véranda ou encore pergola…) pour en profiter toute l’année sans avoir l’impression d’être enfermé.

Le principe est simple : on pose des panneaux de verre autour de la terrasse, et lorsqu’on veut rouvrir et libérer l’espace, on fait glisser et pivoter ces vantaux pour les stocker discrètement sur les côtés.

Les bâches enduites PVC, pratiques et abordables

Pour fermer les côtés d’une terrasse et se protéger des intempéries, les bâches enduites de PVC apparaissent comme une solution à la fois pratique et plus économique que les panneaux de verre. Ce sont celles que les restaurateurs utilisent pour abriter leurs clients à l’extérieur. On les trouve totalement ou partiellement transparentes.

Leurs points forts : elles sont faciles à installer (et à démonter en été), elles s’ouvrent et se referment facilement tout au long de la journée et n’impliquent aucune autorisation d’urbanisme. Imputrescibles et étanches, elles protègent efficacement des intempéries (vent, pluie) mais aussi des UV.

L’option se mi-fermée

En outre, dans certaines régions où l’hiver n’est pas trop rigoureux et où on vit facilement dehors presque toute l’année, on peut opter pour un cloisonnement partiel de la terrasse.

Des panneaux de bois installés du côté où le vent souffle le plus fort, des brises vues ou des paravents qui limitent l’ouverture vers l’extérieur tout en permettant de profiter du plein air et du soleil…

On l’aura compris, plusieurs configurations sont possibles pour créer un lieu à la fois protégé et agréable en toute saison.

Astuce : Une terrasse modulable

Pour clôturer votre terrasse, vous pouvez également mélanger les systèmes et les matériaux, en combinant par exemple des surfaces vitrées fixes et des portes vitrées coulissantes, ce qui permettra d’ouvrir partiellement ce nouvel espace de vie vers l’extérieur.

Certaines cloisons vitrées sont même escamotables. En optant pour du double ou du triple vitrage, vous bénéficiez en plus d’une parfaite isolation thermique et acoustique. On peut également mixer des parois en dur (métal, bois) et des surfaces transparentes.

Focus : gare aux contraintes légales

Dès lors que le système de fermeture de votre terrasse est provisoire (cas des bâches PVC), vous pouvez agir librement. En revanche, sachez que les installations extérieures fixes, comme une pergola ou une toiture par exemple, nécessitent d’en passer par une déclaration préalable de travaux en mairie lorsque leur emprise au sol est comprise entre 5 et 20 m2.

Plus encore, si vous décidez de fermer complètement votre terrasse, façon véranda fixe, l’autorisation d’urbanisme est indispensable. Elle consistera en une déclaration préalable jusqu’à 20m2, voire 40m2 si la surface totale de l’habitation ne dépasse pas 150m2 en cas de plan local d’urbanisme. Au-delà, il faudra déposer une demande de permis de construire.

En outre, si vous résidez en copropriété, des restrictions supplémentaires peuvent être imposées. De même, un vote en assemblée générale sera obligatoire si la transformation nécessite le percement de murs porteurs.

Du Klein plein les yeux

Longtemps cantonné au domaine de l’art contemporain, le bleu Klein est aujourd’hui aussi une référence en matière de design. Son incomparable ton en fait une couleur dynamique, moderne et lumineuse pour toute la maison.

À l’instar du bleu Majorelle, directement inspiré des jardins de Marrakech, c’est au tour du bleu Klein de prendre les pleins pouvoirs dans la décoration !

Magnétique, culte et électrisant, ce ton que l’on doit à l’artiste Yves Klein distribue les énergies positives dans toute la maison, invite à la réflexion et sublime les lignes les plus contemporaines. Une couleur mythique qui va faire fureur dans nos intérieurs !

Une couleur iconique

À la fois fascinant et très énigmatique, le bleu Klein a toujours été le petit secret de son inventeur, Yves Klein, la figure de proue du mouvement Nouveau réalisme.

En 1960, il dépose la formule de l’International Klein Blue (IKB) à l’Institut national de la propriété industrielle et signe la plupart de ses performances artistiques de ce bleu électrique.

Copiée mais jamais égalée (les composants sont tenus secrets), cette teinte inspire depuis plus de soixante ans les créateurs de mode et les designers qui voient dans ce bleu outremer, intense et pur, le fil rouge d’une tendance indémodable.

Hypnotique et électrique

Ses pigments francs et poudreux peuvent en repousser plus d’un quand il s’agit d’intégrer l’IKB dans sa décoration. Pourtant, ce monochrome a de nombreux atouts, dont sa capacité à capter la lumière comme aucune autre couleur.

C’est ainsi qu’il inspire les designers les plus cotés du moment, à l’instar de Tom Dixon qui a choisi le bleu Klein pour revêtir sa S-Chair. Même inspiration pour le fauteuil soviétique et vintage Bunny, réédité récemment en IKB, ou encore pour la lampe Olo, signée par Jean-Baptiste Fastrez pour la maison d’édition de design Moustache.

C’est parce que le bleu Klein se suffit à lui-même, qu’il capte immédiatement le regard et sublime tous les éléments sur lesquels il s’appose, que les créateurs se contentent d’en faire le minimum. Nul besoin de fioritures, il suffit de peu pour que cette teinte arty prenne tout son sens !

Ses pièces de prédilection

Dans la maison, le bleu Klein permet de donner du peps, de jouer sur les contrastes et d’apporter de la luminosité à n’importe quelle pièce. C’est d’abord à travers la peinture qu’il vient embellir nos intérieurs.

En effet, sur un pan de mur, il apporte de la profondeur, d’autant plus si on déborde sur les moulures, les plinthes et les corniches.

On n’hésitera pas non plus à opter pour l’IKB dans un couloir ou dans une cage d’escalier. Afin d’obtenir un effet graphique et tendance, on s’autorise carrément à peindre les marches !

Côté associations, le bleu Klein se marie à la perfection avec le blanc et le bois clair.

C’est la raison pour laquelle il est tout à fait adapté aux pièces de vie et même dans la salle de bains où il apportera de la pureté.

Dans la chambre ou le bureau, il offre beaucoup de sérénité, appelle à la méditation et apaise le mental.

Mais c’est encore sur le mobilier que ce monochrome se révèle le plus.

Un canapé, un fauteuil, un pouf ou quelques vases en bleu Klein et voilà que votre décoration prend une tout autre tournure !

Sur les accessoires, l’IKB se fait plus design que jamais, voire objet d’art, tout comme sur les tapis et autres curiosités décoratives qui suscitent l’interrogation…

Des poêles et cheminées toujours plus design

Les Français plébiscitent plus que jamais les appareils de chauffage au bois. Qu’il s’agisse d’un poêle ou d’une cheminée, ces équipements permettent de faire des économies mais aussi d’habiller les pièces de vie. Les nouveautés design en la matière en sont la preuve…

Winter is coming ! La saison des feux de bois arrive, et avec elle, son lot de nouveautés. Si les poêles et cheminées convainquent toujours plus de Français, c’est d’abord parce qu’ils permettent de se chauffer à moindre coût, mais aussi parce que ces équipements apportent une touche d’originalité à nos intérieurs.

En plus d’allier écologie et performances, ils deviennent en effet des pièces déco à part entière. Poêles suspendus, cheminées panoramiques, parois sans montants et coulissement latéral, versions mini… Nos appareils de chauffage sont à la pointe de la modernité et savent se fondre harmonieusement dans l’architecture.

En version mini

Si l’on se laisse facilement séduire par l’effet chaleureux d’un poêle à bois ou d’une cheminée, ce type d’installation ne convient pas à tous les intérieurs, et notamment les plus petits dans lesquels il est souvent impossible d’installer de tels dispositifs.

Qu’à cela ne tienne, les fabricants développent de plus en plus de modèles XS tout aussi cocooning, mais qui s’adaptent aux surfaces restreintes.

Outre le fait qu’il puisse investir des petits logements, le principal avantage d’un appareil de chauffage au bois XS est qu’il peut se coller au mur et notamment dans les angles afin d’optimiser tous les espaces, grâce à sa sortie de fumée supérieure.

En effet, on évite ici un encombrement en profondeur supplémentaire, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on doit compter chaque mètre carré.

Attention toutefois, ces versions miniatures font seulement office de chauffage d’appoint.

Leur puissance se situe ainsi aux alentours de 5 kW et elles fonctionnent avec des bûches de petites tailles (et donc plus chères à l’achat).

En lévitation

Pour les logements qui disposent d’une belle superficie, le poêle à bois suspendu est probablement l’option la plus design. Ici, l’appareil peut être relié au plafond et tenir grâce au conduit, ou bien, se fixer directement au mur. Dans tous les cas, le socle disparaît totalement pour laisser place à l’esthétisme du produit.

Néanmoins, si cette solution est originale et séduisante, il faut savoir que les poêles suspendus nécessitent aussi un ancrage mural important, ce qui n’est pas forcément le cas dans les habitations modernes, souvent dotées de plaques de plâtre.

En revanche, si le poêle est placé au centre de la pièce par exemple, il permettra une répartition optimale de la chaleur et une performance énergétique importante.

Évidemment, le prix de ces modèles est forcément bien plus élevé que les appareils classiques. Comptez jusqu’à 7 000 € pour un poêle suspendu.

Spectacle panoramique

Assurément esthétiques, les poêles à bois et cheminées permettent aussi d’admirer le spectacle des flammes sans en rater une miette !

En effet, il existe des modèles panoramiques, c’est-à-dire dotés d’une large vitre qui occupe la quasi-totalité de la face avant du foyer.

Certains disposent même de plusieurs vitrages pour une vision encore plus sensationnelle. À cela s’ajoute l’option « rotation », qui permet de profiter du feu sous tous les angles, peu importe où l’on se trouve dans la pièce. Selon les appareils, une rotation de 36 à 360 degrés est possible.

Le petit plus : une plaque de cuisson

En plus de chauffer votre intérieur, les dernières innovations vous permettent également de cuisiner avec votre poêle à bois. Certains appareils sont ainsi tout-en-un et séduisent par leur capacité à cuisiner au feu de bois, tout en disposant de la technologie actuelle.

Ces poêles sont pour cela équipés d’une plaque vitrocéramique escamotable, d’une hotte et d’un gril pour répondre à tous les besoins.

Cumuler l’éco-PTZ et MaPrimeRénov, c’est désormais facile

Vous avez décidé de vous lancer dans des travaux de rénovation énergétique d’ampleur et vous manquez de fonds ? Grâce à l’éco-prêt à taux zéro, vous pouvez financer avantageusement votre chantier.

Et, bonne nouvelle, le complément offert par MaPrimeRénov permet de réduire la facture ! Alors que la bataille contre les passoires thermiques bat son plein, de nombreux propriétaires se lancent dans des travaux, parfois considérables, afin de remettre en état un logement ancien qu’ils ont trop longtemps négligé ou encore une demeure vétuste obtenue par héritage.

Pour financer ces chantiers très onéreux, les ménages peuvent heureusement compter sur des aides publiques, en tête desquelles MaPrimeRénov, ou des prêts bancaires avantageux, et notamment l’éco-prêt à taux zéro. Mieux encore, ils peuvent cumuler ces deux dispositifs !

Une enveloppe évolutive

L’éco-prêt à taux zéro, dit éco-PTZ, est un emprunt octroyé sans aucun intérêt sur 15 ans maximum (voire 20 ans dans certains cas) par des banques partenaires. Il est ouvert à tous les propriétaires, occupants ou bailleurs, indifféremment de leurs revenus.

Ce crédit peut être sollicité pour financer des travaux de rénovation énergétique dès lors que le logement a été achevé depuis plus de 2 ans et qu’il s’agit de votre résidence principale ou que vous comptez le mettre à la location à ce titre.

Le montant octroyé dépend alors du type de chantier entrepris, sachant que l’intervention d’un professionnel RGE (reconnu garant de l’environnement) est dans tous les cas obligatoire.

Ainsi, vous pouvez emprunter jusqu’à 7 000 € pour remplacer vos fenêtres et jusqu’à 15 000 € pour la réalisation de travaux d’isolation (toiture, murs extérieurs, portes, plancher bas) ou pour le remplacement d’un système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire par un dispositif plus performant ou utilisant une énergie renouvelable.

Plus encore, l’enveloppe peut atteindre 25 000 € si vous faites réaliser deux travaux parmi cette liste d’actions éligibles et 30 000 € si vous en réalisez trois ou plus. Et depuis le 1er janvier 2022, l’aide est même passée de 30 000 € à 50 000 € pour des travaux qui apportent un gain énergétique minimum de 35 % et permettent de sortir une habitation du statut de passoire énergétique.

L’aide d’abord, le prêt ensuite

Si l’éco-PTZ permet d’obtenir une somme conséquente pour financer ses travaux, il s’agit toutefois d’un emprunt qui devra être remboursé.

Afin de limiter son montant, il est donc judicieux de solliciter également toutes les aides publiques auxquelles vous pouvez prétendre.

Ce dispositif peut en effet se cumuler avec les certificats d’économie d’énergie attribués par les fournisseurs (prime ou de bons d’achat), les subventions de l’Anah et des collectivités territoriales ou encore son cousin le prêt à taux zéro dans le cadre de l’accession à la propriété.

Quant aux bénéficiaires de MaPrimeRénov, ils peuvent solliciter l’octroi d’un éco-PTZ grâce à une procédure simplifiée depuis le 1er juillet 2022, afin de pouvoir s’acquitter du reste à charge.

C’est ainsi une nouvelle catégorie de chantiers éligibles qui s’ajoute aux cas de figure déjà présentés. Dans ce cadre, la demande de prêt doit intervenir au plus tard dans les 6 mois qui suivent l’accord de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour l’attribution de MaPrimeRénov.

Et tandis qu’il faut d’ordinaire fournir à la banque un descriptif et un devis détaillés des travaux envisagés pour obtenir l’éco-PTZ, une copie de la décision de l’Anah suffit ici pour constituer le dossier !

Les travaux peuvent d’ailleurs être déjà commencés. À la clé, vous pouvez alors emprunter jusqu’à 30 000 € sans intérêt. Une facilité de plus bienvenue pour tous ceux qui songent à se lancer dans la rénovation énergétique.

Focus : vers qui se tourner ?

L’éco-prêt à taux zéro n’est distribué que par des banques habilitées. Néanmoins, cela concerne en réalité la plupart des établissements traditionnels.

C’est notamment le cas du groupe BPCE qui réunit, entre autres, les Banques Populaires et Caisses d’Épargne, mais aussi de BNP Paribas, du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel, du CIC, de la Société Générale, du Crédit du Nord, de la Banque Postale ou encore d’Axa Banque.

La liste de tous les établissements de crédit affiliés est disponible en ligne sur 2.sgfgas.fr. D’autre part, pour obtenir vous faire accompagner sur votre projet de rénovation, vous pouvez contacter un conseiller France Rénov au 0 808 800 700 (numéro non surtaxé) ou vous renseigner sur France-renov.gouv.fr.

Comment isoler un abri de jardin en bois ?

Petit ou grand, le cabanon de jardin en bois offre de nombreuses possibilités de rangement ou d’activité. Et si on l’isolait efficacement pour le protéger et en profiter agréablement toute l’année ?

Plutôt que de servir uniquement de lieu de stockage, les cabanes en bois peuvent devenir des pièces à part entière afin d’y créer un atelier, un bureau ou encore un espace de loisirs.

Mais pour bricoler, travailler ou s’y détendre toute l’année, encore faut-il isoler correctement ce type d’abri afin de limiter la chute de température lors de la saison froide.

Cela permettra en outre de protéger vos outils ou vos affaires de l’humidité, du froid et même de la chaleur en été. On vous explique la marche à suivre.

Isoler les murs

Plusieurs matériaux peuvent vous permettre d’isoler votre cabanon. La laine de verre ou la laine de roche sont des solutions adaptées sont à la fois assez économiques et faciles à installer.

La laine de lin ou la laine de chanvre sont, quant à elles, écologiques et performantes. Citons aussi le polystyrène, qui isole efficacement tout en étant assez fin (donc idéal pour ne pas perdre trop d’espace). Pour plus de praticité, privilégiez les isolants sous forme de rouleaux ou en panneaux.

Mesurez, découpez à la bonne dimension et posez-les entre les poteaux de l’abri. Ajoutez ensuite un pare-vapeur, qui empêchera l’humidité d’infiltrer l’isolant et de le faire moisir. Par-dessus, posez enfin le revêtement intérieur choisi (panneaux de bois, lambris, plaques en métal, etc.)

Bon à savoir : laisser une petite couche d’air entre la couche isolante et le revêtement renforce l’isolation thermique.

Isoler la toiture

Le toit est la surface la plus exposée aux intempéries et au soleil. On peut l’isoler pendant ou après la construction de l’abri.

Pendant le montage, commencez par poser un film pare-vapeur sur le dessus des plaques qui forment le toit. Insérez ensuite de la laine de roche entre les chevrons, en commençant toujours par le bas de la toiture.

Si vous avez opté pour un isolant mince, déroulez-le sur la toiture, puis agrafez-le, tout simplement. Installez ensuite un écran de sous-toiture qui protégera l’intérieur de la pièce contre les entrées d’eau, les infiltrations de neige, la poussière, etc.

Enfin, apposez par-dessus des plaques d’OSB (panneau de lamelles de bois orientées) ou d’aggloméré, qui accueilleront le revêtement de toiture.

Isoler le plancher

Le froid et l’humidité passent aussi par le sol. Si votre abri de jardin en bois n’est pas encore construit, pensez à le surélever pour améliorer l’isolation.

Si vous avez déjà une dalle de béton, fixez-y, de façon espacée et régulière, des lambourdes (pièces de bois qui s’apparentent à un parpaing, un chevron ou un tasseau), bâtissez-y votre abri et isolez l’espace entre la dalle et le sol de la cabane.

Pour une bonne performance, sélectionnez un revêtement d’au moins 50 mm d’épaisseur.

Si l’abri est déjà en place, vous pouvez utiliser un isolant dur (comme des dalles de polystyrène extrudé ou en fibres biologiques), à poser directement sur le sol, qui sera par la suite recouvert d’un parquet flottant par exemple.

Si vous préférez un plancher fixe et plus stable, installez en quadrillage des lambourdes et insérez l’isolant entre elles. Le plancher pourra ensuite être fixé directement sur les tasseaux.

Les astuces pour améliorer l’isolation

En dehors du gros œuvre, quelques astuces permettent de maximiser l’isolation d’un abri en bois. Pour les fenêtres et les ouvertures, pensez au double vitrage ou au film de survitrage.

Vérifiez l’étanchéité des fenêtres et de la porte, et calfeutrez les passages de courants d’air avec de la mousse expansive.

Enfin, n’oubliez pas d’installer des volets pour les périodes de grand froid ou de pluie.

Comment gagner une lettre ou plus sur son DPE ?

Alors que l’interdiction de louer des passoires thermiques se profile à l’horizon, le compte à rebours est lancé pour réaliser des travaux de rénovation énergétique. Petits ou grands chantiers, c’est une affaire de budget, d’habitation et de vision à court ou long terme.

Vous projetez de vendre, de louer ou d’investir dans un logement mal noté au diagnostic de performance énergétique (DPE) ? Alors que l’étau se resserre autour des passoires thermiques, vous avez tout intérêt à agir sans tarder pour éviter le couperet à venir.

Le triptyque classique consiste ainsi à cibler l’isolation du logement, le chauffage et la ventilation. Ceci dit, la donne n’est pas la même en fonction du type d’habitation et de votre budget. Il va donc falloir prioriser.

Le casse-tête de la copropriété

Une copropriété impose d’importantes contraintes en termes de travaux puisque tout ce qui touche au commun, tel que l’isolation extérieure, le chauffage collectif et même l’installation d’une VMC, nécessite un vote en assemblée générale.

« Les travaux à la main du copropriétaire peuvent être l’isolation par l’intérieur, le changement des radiateurs par des modèles dits intelligents et le remplacement des ouvrants, fenêtres et portes, à condition de respecter le code couleur et les matériaux imposés par la copropriété », détaille Eve Antoine, co-fondatrice de Circuméo, une start-up spécialisée dans le processus d’investissement locatif.

Mais attention, l’isolation des murs va grignoter plusieurs centimètres de surface, ce qui peut entraîner une diminution des mètres carrés et donc du prix du bien…

Dès lors, il faut mûrement réfléchir à son projet de travaux et se renseigner auprès du syndic. Comme le précise Thomas Charrier, le gérant du cabinet de diagnostic immobilier B2I Expertises, partenaire de Circuméo : « On ne va pas conseiller de s’attaquer à l’isolation intérieure si la copropriété a déjà prévu des travaux d’isolation extérieure d’ici deux ou trois ans. »

De même, avec un appartement situé en étage, et qui a donc peu de surface en contact avec l’extérieur, le remplacement des radiateurs et des ouvrants peut parfois suffire à remonter le niveau d’un mauvais DPE au-dessus des seuils autorisés.

Ce peut alors être une solution à moindre coût pour des propriétaires, occupants ou bailleurs, désireux de revendre à court terme.

Rénover un pavillon à long terme

La logique est différente pour une maison individuelle. Dans le cadre d’une vision à moyen ou long terme, il peut être intéressant de profiter de l’effet d’aubaine actuel autour de la rénovation globale pour faire réaliser des travaux importants afin de gagner directement plusieurs lettres sur son DPE.

« Il faut commencer par isoler la toiture et les combles (responsables de 30 % des déperditions de chaleur), puis les murs (20 à 25 % des déperditions) », nous explique Nicolas Moulin, le fondateur de Primesenergie.fr, l’un des sites agréés pour financer les travaux des particuliers grâce au dispositif des certificats d’économie d’énergie.

Il conviendra également de remplacer le vieux système de chauffage par un équipement moderne.

« Dans un budget très contraint, une chaudière gaz à très haute performance énergétique (THPE) peut alors suffire », selon l’expert. Enfin, ajouter une bonne ventilation est un complément efficace et peu coûteux.

Avec un budget plus confortable, vous pourrez aussi prévoir l’isolation des planchers bas et des fenêtres et pourquoi pas opter pour une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse.

Mais attention car l’addition grimpe très vite ! « En moyenne, il faut compter entre 40 000 et 60 000 € pour la rénovation globale d’une maison de 100 m2 », précise Nicolas Moulin.

Heureusement, le cumul de MaPrimeRénov et du « coup de pouce rénovation globale » permet de prendre en charge plus de 50 % de la facture pour un ménage lambda et jusqu’à 70-80 % pour un foyer modeste.

Faites le point sur votre projet

Si le DPE pose un diagnostic de l’état de votre logement, il ne permet pas à lui seul de déterminer les travaux de rénovation à entreprendre. Pour ce faire, vous pouvez opter pour un DPE projeté.

Plus poussée, cette version consiste à réaliser une simulation de gain énergétique après chantier. Cette projection est notamment courante dans le cadre d’une demande d’éco-prêt à taux zéro.

Pour aller encore plus loin, vous pouvez sinon faire réaliser un audit énergétique, qui sera d’ailleurs rendu obligatoire courant 2023 dans le cadre de la vente d’une habitation individuelle.

Cette étude permet de repérer les sources de gaspillage énergétique et d’évaluer le montant des améliorations à apporter. Afin d’être guidé dans votre projet, n’hésitez pas à contacter un conseiller France Rénov au 0 808 800 700 (numéro non surtaxé) ou via le portail du service public France-renov.gouv.fr.

Focus : Quel intérêt à agir ?

Il est désormais interdit d’augmenter le loyer des biens en cours de location classés F ou G par le DPE, tandis qu’il sera tout bonnement défendu de louer ou relouer des habitations affichant plus de 450 kWh d’énergie finale/m²/an au 1er janvier 2023.

L’interdiction s’appliquera ensuite à tous les logements classés G en 2025, puis F en 2028 et E en 2034.

En parallèle, la « valeur verte » compte de plus en plus lors de la vente d’un bien immobilier. La note du DPE peut ainsi avoir un réel impact à la hausse ou à la baisse sur le prix de votre logement.

Enfin, si rien n’est programmé pour l’instant, l’idée d’augmenter les droits de mutation des habitations les plus mal classées fait aussi son chemin parmi les politiques…

Comment chauffer sa véranda en hiver ?

Vous possédez une véranda mais ne savez pas comment la chauffer efficacement en hiver sans pour autant vous ruiner ? Voici comment procéder pour pouvoir profiter de cet espace toute l’année. Qu’il est agréable d’avoir une véranda !

Cet endroit baigné de lumière est une véritable pièce à part entière dans laquelle on peut se détendre et recevoir des convives. Néanmoins, même avec une bonne isolation, les températures hivernales fragilisent chaque année les nombreux vitrages qui composent votre véranda, provoquant ainsi une perte importante de chaleur.

Si certains désertent cette pièce jusqu’au retour des beaux jours, d’autres mettent la main au porte-monnaie, quitte à trop consommer. La solution ? Trouver le système de chauffage le plus adapté.

Chauffages d’appoint

Si, et seulement si, votre véranda est assez petite (moins de 20 m2) et surtout bien isolée, optez pour un chauffage électrique.

Peu encombrant et facile à poser, il se chargera de répandre de la chaleur sans faire de trou dans votre budget.

Vous pourrez également faire installer des convecteurs électriques dans chaque coin de la pièce ou miser sur un poêle à bois ou à granulés.

Très tendance, ce type de chauffage produit suffisamment de chaleur tout en donnant un aspect cocooning et chaleureux à l’espace.

Attention toutefois à bien vous renseigner en amont : s’équiper d’un poêle à bois nécessite certaines contraintes. Il faut par exemple penser à l’installation de conduits d’évacuation pour la fumée.

Enfin, pensez à couper votre chauffage pendant la nuit pour ne pas gaspiller de l’énergie ni augmenter inutilement votre facture d’électricité.

Prolonger son chauffage central

Pour ceux qui possèdent une chaudière suffisamment puissante, sachez qu’il vous sera peut-être possible d’étendre le circuit de chauffage de votre logement à votre véranda.

En effet, efficace et économique pour certains foyers, cette alternative permet de relier des radiateurs ou un chauffage au sol à votre chauffage central déjà existant.

Limiter sa consommation

La pompe à chaleur est également une possibilité fortement recommandée pour chauffer sa véranda. Ultra-économique, ce dispositif remplace une chaudière et produit plus d’énergie qu’il n’en consomme ; une vraie révolution !

Vous devrez ici choisir entre la pompe à air-air et la pompe à air-eau.

La première est conseillée pour pouvoir chauffer votre véranda en hiver et la climatiser en été. En effet, son système puise l’air froid extérieur pour le transformer en air chaud à l’intérieur en hiver, et vice versa l’été.

La deuxième, quant à elle, est utilisable seulement en saison hivernale puisqu’elle va chauffer le circuit d’eau de chauffage de l’habitation.

Pensez écolo

Les familles les plus sensibilisées à l’environnement peuvent autrement se servir de l’énergie du soleil.

Or, la véranda est l’endroit idéal pour adopter ce système de chauffage écologique puisqu’elle est le plus souvent très bien exposée pour pouvoir profiter d’un maximum de luminosité.

Vous aurez ici le choix entre des panneaux solaires qui transformeront le rayonnement solaire en chaleur naturelle, tandis que les modèles photovoltaïques créeront de l’électricité pour alimenter vos radiateurs ou vos chauffages.

Les nouvelles technologies à votre service

Les amateurs de domotique se dirigeront probablement vers le chauffage connecté. Cette alternative permet de contrôler le thermostat de sa véranda grâce à un smartphone.

Si vous êtes intéressé, il faudra avant toute chose vous procurer des prises connectées, auxquelles vous pourrez ensuite brancher votre chaudière individuelle, votre pompe à chaleur ou encore votre chauffage électrique, si tant est que vos appareils puissent s’adapter à ce nouvel outil.

Ni une, ni deux, vous pourrez régler à n’importe quelle heure de la journée, en direct de votre canapé, la température de votre véranda. Quand on vous dit qu’il est possible de profiter de cette pièce toute l’année !

Chaudière au gaz ou au fioul : il est grand temps de changer !

La lutte contre les gaz à effet de serre a sonné le glas des chaudières au fioul ou au charbon au 1er juillet 2022, tandis que les modèles au gaz sont sur la sellette.

Entre mesures contraignantes et aides financières, l’État incite plus que jamais les ménages à tourner le dos aux énergies fossiles polluantes. Le secteur du bâtiment est un domaine clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors que la France a pour objectif de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, l’étau se resserre progressivement autour des énergies fossiles polluantes.

Dès lors, les chaudières à charbon, au fioul et probablement au gaz appartiendront bientôt au passé…

Exit le fioul et le charbon

Polluant, énergivore et onéreux, le chauffage au mazout est dans la ligne de mire des autorités depuis des années. Et après un an de report, l’interdiction des chaudières au fioul et au charbon a finalement été actée pour de bon à travers un décret du 5 janvier 2022.

Ce texte a en effet relevé le niveau d’exigence en matière d’émission de gaz à effet de serre des appareils de chauffage en imposant, au 1er juillet 2022, un plafond strict de 300 gCO2eq/KWh PCI, ce qui exclut d’office ces équipements.

Et on parle ici d’une interdiction quasi totale puisque ces modèles ne peuvent désormais ni être installés dans les constructions neuves (logements et locaux professionnels) ni servir à remplacer une chaudière défectueuse dans un bâtiment ancien.

Pour autant, si vous vous chauffez actuellement au fioul, pas d’inquiétude, votre appareil pourra toujours être entretenu et réparé par un chauffagiste, jusqu’à ce qu’il soit définitivement hors d’état de marche ou que vous décidiez d’en changer.

Par ailleurs, par dérogation à cette nouvelle réglementation, il sera tout de même possible d’installer un modèle au fioul si aucune autre solution n’est techniquement pas possible (pas de réseau de chaleur ou de gaz naturel existant).

Le gaz en ligne de mire

Si le sort des chaudières au fioul est clair, la multiplication des textes a en revanche semé la confusion concernant le statut des équipements au gaz. Il faut ici distinguer deux situations : dans le neuf et l’ancien.

Ainsi, la RE 2020, la nouvelle réglementation du bâtiment applicable depuis le 1er janvier 2022, a fixé un seuil d’émission carbone à 4 kg CO2eq /m²/an pour les habitations individuelles neuves. Or, ce plafond exclut les chaudières fonctionnant exclusivement au gaz.

Sont donc ici uniquement ciblées les maisons dont la demande de permis de construire a été réalisée après cette date.

Pour l’heure, les immeubles collectifs et professionnels neufs ne sont pas concernés, mais devraient l’être d’ici 2024 ou 2025.

Du côté du parc ancien, en revanche, pas de changement prévu pour le moment. Dès lors, vous pouvez toujours acheter librement une chaudière au gaz pour remplacer un modèle vétuste.

Seule condition : le nouvel appareil doit respecter le plafond d’émission de gaz à effet de serre de 300 gCO2eq/KWh PCI qui s’applique dorénavant à l’ensemble des équipements neufs de chauffage ou dédiés à la production d’eau chaude, toutes énergies confondues.

Des aides pour changer d’équipement

Il n’empêche, le gaz et le fioul représentent deux des trois modes de chauffage les plus utilisés à l’échelle nationale !

Près de 11 millions de logements sont en effet raccordés au réseau de gaz naturel selon le bilan 2020 de GRDF, tandis que le Centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie (Ceren) a recensé quelque 3,2 millions de chaudières au fioul dans les habitations françaises cette année-là.

Pour changer la donne, l’État associe donc les interdictions progressives à la mise en place d’aides financières.

Alors que MaPrimeRenov permettait déjà de financer le remplacement d’une chaudière au fioul ou au gaz par un modèle plus performant, le montant octroyé a ainsi été augmenté de 1 000 € et peut désormais culminer jusqu’à 11 000 € (variable selon votre niveau de revenus) si vous optez pour un appareil à énergie renouvelable.

Pompe à chaleur, chaudière au bois ou autre biomasse et énergie solaire thermique sont ici concernées, sous réserve de déposer sa demande d’ici le 31 décembre 2022.

Vous pouvez en outre cumuler ce coup de pouce avec les certificats d’économie d’énergie attribués par les fournisseurs d’énergie sous forme de prime, de bon d’achat ou de réduction.

Attention, en revanche, si les chaudières à gaz à très haute performance énergétique sont encore subventionnées a minima, l’aide à l’achat de MaPrimeRenov sera supprimée au 1er janvier 2023.

Bien hiverner sa piscine

Après avoir bien profité de votre piscine tout l’été, il est déjà temps de penser à l’hiverner ! Pour la protéger au mieux des grands froids, voici le mode d’emploi. Lorsqu’on possède une piscine, il ne s’agit pas de s’en occuper uniquement l’été.

En effet, pour pouvoir avoir le plaisir d’y barboter de nouveau durant les beaux jours, il est essentiel de la préparer à bien passer l’hiver. Pour ce faire, on vous conseille d’opter pour l’hivernage passif.

Recommandée pour les bassins extérieurs et hors sol particulièrement exposés aux affres du froid, ainsi que pour les résidences secondaires, cette technique consiste à arrêter totalement le fonctionnement de votre piscine, pour éviter que l’eau gelée n’endommage le circuit. On vous met dans le bain.

Avant l’heure, c’est pas l’heure ; après l’heure, c’est plus l’heure

Vous constatez que les températures baissent jour après jour mais vous ignorez quel est le moment idéal pour hiverner votre piscine ? Pas de panique ! Il est conseillé de s’en occuper à partir du moment où l’eau du bassin atteint une température inférieure ou égale à 12°C.

En effet, si vous procédez à l’hivernage trop tôt et que l’eau est encore chaude, des bactéries risquent de s’y déposer et de proliférer. Vous aurez alors peut-être la mauvaise surprise de découvrir une eau verdâtre et infestée de microbes le printemps venu.

À l’inverse, si vous décidez de prendre soin de votre piscine trop tard, l’eau et les canalisations risquent bel et bien de geler.

À vue d’eau

Une fois le moment propice arrivé, pensez tout d’abord à baisser le niveau de l’eau.

Mais prenez garde à ne jamais la vider complètement, ce qui pourrait endommager gravement la structure de votre piscine, la fissurer, voire causer son effondrement.

Pour éviter tout souci, veillez donc à ce que l’eau soit à environ 10 cm en dessous des buses de refoulement et des skimmers (les points d’entrée du système de filtration).

Le grand nettoyage d’hiver

Vous voilà fin prêt à nettoyer votre piscine, afin de la retrouver en bon état lorsque le soleil reviendra !

Pour ce faire, on retrousse ses manches et on astique d’abord l’escalier et les parois, avant de programmer votre robot qui se chargera du fond du bassin. Il est également important de ne pas négliger le filtre, qui doit être détartré avec un produit adéquat.

Profitez-en pour arrêter la filtration, fermer les vannes, vidanger la pompe et purger toutes les évacuations d’eau et les skimmers, histoire de ne pas risquer de faire exploser les canalisations si l’eau venait à geler.

Enfin, n’oubliez pas de contrôler et d’ajuster le PH de l’eau.

Préserver du froid

Votre piscine brille comme un sou neuf ? Il est donc temps de penser à la protéger du gel grâce à des accessoires d’hivernage.

Il existe plusieurs produits efficaces, conçus pour résister aux intempéries de la saison froide. Vous pouvez ainsi opter pour des bouchons à placer au niveau des buses de la piscine et des flotteurs ou encore des bouteilles gizzmo pour préserver vos skimmers.

On n’oublie pas non plus de mettre à l’abri, dans un cabanon ou ailleurs, tous nos équipements, tels qu’un plongeoir, des jouets et le filtre du local technique.

Enfin, après toutes ces étapes, enveloppez votre piscine d’une couverture d’hivernage, spécialement conçue pour protéger le bassin des feuilles mortes, du gel et de la neige.

Focus : Hivernage actif ou passif ?

Si l’hivernage passif, surnommé total ou complet, est connu du grand public, sachez qu’il existe également un autre hivernage, dit actif, destiné à des piscines situées dans des régions où l’hiver est plus doux ou qui sont dotées de coffret hors gel ou d’un système de chauffage électrique.

Cette pratique, également appelée semi-hivernage ou hivernage dynamique, consiste à laisser tourner la tuyauterie de la piscine au ralenti, en faisant fonctionner le système de filtration quelques heures par jour.

Cette maintenance demande évidemment un entretien régulier, mais s’avère très utile pour ceux qui souhaitent une remise en route plus rapide à l’approche des beaux jours.

Bejmat, le nouveau zellige

Briquette de terre cuite émaillée ou naturelle, le bejmat est le nouveau matériau tendance pour habiller les murs et le sol de nos espaces de vie, intérieurs comme extérieurs.

On vous fait découvrir ce petit bijou de l’artisanat marocain. Pour distiller dans votre demeure une atmosphère d’ailleurs aussi élégante qu’authentique, les bejmats sont le matériau phare du moment.

Avec leurs teintes profondes et richement nuancées, ces icônes de l’architecture mauresque traditionnelle font voyager notre décoration, pour un style aussi dépaysant que rafraîchissant.

Un art ancestral

Issus d’un savoir-faire séculaire, les bejmats sont façonnés à la main à base d’argile, avant d’être cuits dans un four à 900 °C, puis d’être enduits d’un émail liquide. Ils subissent enfin une seconde cuisson qui va fixer les pigments.

Du fait de cette technique manuelle, ils sont légèrement irréguliers et leur surface, au lieu d’être lisse, présente des aspérités.

Chaque carreau est donc unique, et c’est cette singularité qui fait tout le charme de ces briques !

Un revêtement de sol raffiné

Utilisés depuis le Xe siècle pour décorer les palais, les riads et les demeures de riches notables, les bejmats séduisent aussi bien par leurs couleurs chatoyantes que par leurs qualités techniques.

En effet, ils sont particulièrement solides du fait de leur épaisseur, durables et résistants aux chocs, ce qui les rend tout indiqués pour revêtir les sols, aussi bien à l’intérieur de la maison qu’à l’extérieur.

Ils sont ainsi fréquemment utilisés pour former un « tapis » dans l’entrée, pour orner les marches d’escalier ou encore pour délimiter les espaces.

À l’extérieur, ils embelliront de leurs reflets nacrés la terrasse, le sol d’une véranda, une fontaine ou les rebords de la piscine.

Des bejmats dans toute la maison

Toutefois, les bejmats peuvent aussi convenir à de nombreux autres usages !

Résistants à la chaleur, à l’humidité et faciles à nettoyer, ils sont ainsi parfaits pour habiller une crédence de cuisine ou une paroi de douche dans la salle de bains, dans lesquels ils apporteront une touche de chaleur et de lumière.

Pour créer une ambiance mille et une nuits dans la chambre à coucher, vous pouvez aussi envisager de les poser en tête de lit.

Leur vaste gamme chromatique et les multiples possibilités de calepinage (en chevron, mais également en composant d’autres motifs) vous permettront de laisser libre cours à vos désirs de décoration.

Bejmat ou zellige, quelles différences ?

Ces deux types de carreaux de terre cuite émaillés venus du Maroc ont de nombreuses ressemblances.

Toutefois, plusieurs points permettent de les distinguer. Alors que le zellige est une tuile généralement carrée de 11×11 cm, mais peut aussi être taillé dans d’autres dessins géométriques pour composer des mosaïques complexes, le bejmat se présente sous la forme d’un rectangle de 5×15 cm.

La technique de pose diffère aussi : alors que les zelliges, taillés au biseau, peuvent être posés bord à bord sans nécessiter de joint, le bejmat, non retaillé, se pose obligatoirement avec un joint fin de 1 à 2 mm. Le bejmat est également plus épais, et de ce fait plus résistant.

C’est pourquoi on l’utilise pour revêtir les sols, tandis que le zellige orne traditionnellement les murs, bassins de fontaines et objets décoratifs. Enfin, les zelliges étant plus délicats, ils sont également légèrement plus chers.

Comptez environ 130 € le mètre carré pour les zelliges contre 110 €/m2 en moyenne pour les bejmats.

Aides aux travaux : la valse des coups de pouce énergie

Outil essentiel de la politique de rénovation énergétique, les certificats d’économies d’énergie, dits CEE, financent les travaux des Français à hauteur de plusieurs milliards d’euros. Or, divers changements de législation sont intervenus en la matière. On fait une mise au point.

Dans sa bataille pour la rénovation de l’ensemble du parc immobilier, l’État a largement mis à contribution le secteur privé à travers le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE), plus connus sous le nom des primes énergie. Si vous avez pour projet d’améliorer les performances énergétiques de votre logement, ces subventions peuvent vous intéresser ! On les passe en revue.

Un principe méconnu

Tous les géants du marché de l’énergie ont des quotas légaux d’économies à remplir.

Or, pour y répondre, les sociétés productrices ou distributrices de gaz, d’électricité et d’autres carburants peuvent financer les travaux des particuliers.

Ces fournisseurs privés obtiennent ainsi les fameux CEE, tandis que les ménages bénéficient de primes énergie.

Et, la bonne nouvelle, c’est que propriétaires comme locataires peuvent y prétendre sans condition de revenus, et ce, pour une résidence principale ou secondaire achevée depuis plus de 2 ans. Une fois votre projet mûrement réfléchi, il suffit de sélectionner le fournisseur d’énergie dont l’offre est la plus adaptée à vos besoins, avant de rechercher un professionnel RGE (« reconnu garant de l’environnement ») pour réaliser le chantier.

Attention : la proposition de financement doit être acceptée avant la signature du devis de travaux !
Chauffage, isolation, énergies renouvelables, ventilation, programmation, d’innombrables opérations peuvent donner droit à ces subventions dont le montant et la forme varient selon la nature des rénovations et le fournisseur.

En effet, les primes énergie peuvent être versées en euros après le chantier ou directement déduites de la facture ou encore octroyées sous la forme de bons d’achat. Un comparatif est donc de rigueur.

Des coups de pouce ciblés

Afin d’encourager des chantiers spécifiques, l’État bonifie depuis plusieurs années certains travaux à travers des opérations « coup de pouce économies d’énergie ».
Le principe : les fournisseurs engrangent davantage de CEE, à condition d’augmenter leurs financements auprès des ménages, le tout dans un cadre plus strict.

C’est le cas de la prime « coup de pouce chauffage » qui a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2025. Elle permet d’obtenir jusqu’à 4 000 € pour les ménages modestes et 2 500 € pour les autres, afin de remplacer un ancien chauffage par un modèle performant.

Le montant de l’aide varie selon le nouvel équipement choisi (pompe à chaleur, système solaire, chaudière biomasse performante, chauffage au bois, etc.).
Attention, la chaudière gaz très haute performance (THPE) et le radiateur électrique performant ne bénéficient plus de ce coup de pouce depuis juin 2021, mais peuvent tout de même profiter des CEE standards.

Afin d’inciter les Français à adopter une démarche de rénovation complète, l’État a également mis en place le « coup de pouce rénovation globale », simplifié début 2022 et lui aussi prolongé jusqu’à fin 2025.
Le bouquet de travaux réalisé ici doit permettre d’atteindre au moins 55 % d’économies d’énergie (chauffage, climatisation et eau chaude) pour une maison et 35 % pour un bâtiment collectif.

Quant au montant de la prime, il varie entre 200 et 350 € par mégawattheures annuels économisés, selon la consommation d’énergie après travaux (nouveau critère 2022) et les revenus des propriétaires individuels. La subvention peut grimper à 500 €/MWh/an économisés pour un immeuble.

La fin de certaines aides

Si certaines opérations coup de pouce ont rencontré un franc succès, elles ne se sont pas toujours révélées pertinentes et ont même entraîné une explosion des arnaques et des chantiers bâclés, ce qui a conduit l’État à resserrer la vis. Le « coup de pouce isolation » dédié aux combles, à la toiture, aux murs ou encore aux planchers bas a ainsi été supprimé au 1er juillet 2022.

C’est notamment grâce à cette prime bonifiée que bon nombre de Français ont pu isoler leurs combles pour 1 € symbolique. Près de 2 millions de travaux ont été sponsorisés entre 2019 et 2021, d’après le bilan de l’État. De même, le « coup de pouce thermostat avec régulation performante », mis en place en 2020 pour inciter les Français à installer un programmateur pour leur chauffage, est arrivé à son terme le 31 décembre 2021.

Mais dans un cas comme dans l’autre, cela ne signifie pas que vous n’avez plus droit à aucune subvention ! Il est en effet toujours possible de bénéficier de primes CEE standards pour un chantier d’isolation ou pour la pose d’un thermostat. En revanche, le montant octroyé sera nécessairement plus faible.

L’adresse de référence

Les primes énergie ne sont pas les seules aides dont vous pouvez bénéficier pour vos travaux ! Elles peuvent en effet se cumuler avec MaPrimeRénov et l’éco-prêt à taux zéro.

Pour faire le point sur tous les dispositifs à votre disposition et obtenir un accompagnement dans votre projet, renseignez-vous sur le portail du service public France-renov.gouv.fr.
ou contactez un conseiller au 0 808 800 700 (numéro non surtaxé).

6 conseils pour améliorer le rendement de sa cheminée

Si la cheminée a son charme et apporte du cachet à n’importe quelle pièce, sa première utilité est tout de même de réchauffer la maison ! Avec quelques astuces, on peut alors augmenter facilement sa performance. Ah, les bûches qui crépitent et de jolies flammes qui embellissent nos soirées d’hiver…
Avec son charme simple et authentique, la cheminée apporte du confort et de la chaleur à notre maison. Il n’empêche, elle n’est parfois pas le moyen de chauffage le plus efficace.
En effet, les modèles traditionnels à foyer ouvert ont tendance à concentrer la chaleur autour d’eux, plutôt que de la diffuser dans toute la pièce.
Pour améliorer leur fonctionnement et donc leur rendement, quelques petites techniques existent.

Installer un insert

Dans le contexte actuel, miser sur des chauffages performants et peu énergivores, tout en préservant l’environnement, est primordial. Or, on estime que le rendement d’un foyer ouvert est d’environ 10 %, sans compter les émissions de particules fines.
Le gouvernement a d’ailleurs prévu d’interdire ces modèles dans les constructions neuves à l’avenir et d’inciter les propriétaires qui en possèdent déjà un à poser un insert avec une vitre.
Si vous ne l’avez pas déjà fait, c’est le moment d’opter pour cette solution qui peut être rapidement rentabilisée.
Cette installation, qui limite les déperditions de chaleur, permet en effet d’augmenter la performance calorifique de 20 à 70 % en moyenne, tout en limitant la pollution.

Utiliser une plaque foyère

Vous pouvez également accessoiriser votre insert. Astuce ancestrale qui a fait ses preuves, la plaque foyère (aussi appelée plaque de cheminée) est le plus souvent en fonte ou en céramique, deux matériaux qui stockent et redistribuent très bien la chaleur, et a pour but de protéger l’arrière-foyer.
Mais elle permet aussi d’emprisonner et de renvoyer dans la pièce une partie de la chaleur produite pour une meilleure diffusion.

Opter pour un récupérateur de chaleur

Selon les professionnels, installer un récupérateur de chaleur dans une cheminée permettrait d’optimiser le fonctionnement de celle-ci jusqu’à 40 %.
S’il existe différents modèles à air ou à eau, le principe reste le même puisqu’il s’agit de récupérer la chaleur produite pour la diffuser dans la pièce et ainsi augmenter les performances de votre chauffage.

Simples à mettre en place, les équipements à air peuvent consister en un serpentin posé dans l’âtre et relié à des bouches d’aération ou bien en une trappe de récupération située sous le foyer pour récolter les braises et restituer leur chaleur.
Plus complexes, les récupérateurs à eau nécessitent d’avoir un chauffage central auquel votre cheminée sera reliée grâce à des tuyaux pour chauffer l’eau et alimenter vos radiateurs ou votre plancher chauffant.

Bien choisir son combustible

Dans tous les cas, s’il y a bien un élément à ne pas négliger pour obtenir un rendement optimal, c’est le combustible. Il en existe plusieurs types : les bûches de bois, les briquettes (bois déchiqueté et compressé sous forme de bûchettes), les granulés (faits à partir des résidus des scieries compactés) ou encore la plaquette forestière (issus de branchages et de déchets végétaux broyés).
En outre, la puissance du chauffage varie selon la nature du bois car certaines essences sont plus calorifiques que d’autres.
Les bois « durs » comme le chêne, le charme l’érable ou le hêtre ont un meilleur rendement que ceux dits « tendres », tels que le sapin, le cèdre ou l’épicéa.
De plus, ces derniers, qui sont des résineux, ont tendance à encrasser le conduit de la cheminée et sont donc à éviter.

Stocker son bois intelligemment

Les conditions de stockage et de séchage du bois ont un impact direct sur sa qualité, et donc sur son rendement une fois dans la cheminée. Plus le bois est sec, mieux il brûle.
Veillez donc à le conserver dans un endroit à l’abri de toute humidité, aéré et ventilé. S’il est entreposé à l’extérieur, pensez à le couvrir pour le protéger des intempéries.
Évitez de poser les bûches (calibrées idéalement entre 50 et 60 cm) à même le sol pour éviter qu’elles ne pourrissent et ne les serrez pas trop les unes contre les autres, afin de laisser l’air circuler.
Enfin, pour que votre combustible soit bien sec, ne soyez pas trop pressé et laissez-le sécher le temps qu’il faut. Sachez qu’un bois coupé au printemps ne devrait être brûlé au minimum qu’un an et demi, voire deux ans, après.

Focus : Bien entretenir sa cheminée

Négliger l’entretien de sa cheminée entraîne nécessairement une baisse de sa performance, voire un risque d’incendie.
C’est pourquoi il est obligatoire de faire ramoner le conduit par un professionnel deux fois par an, dont une fois durant la saison froide, celle où l’on s’en sert le plus.
Ce dernier vous remettra un certificat de ramonage, souvent demandé par les assureurs en cas de sinistre.